vers Page Le Saint-Empire Romain Germanique
Introduction
La famille d'Horrer (ou Horrer à l'époque germanique, ou ДОРРЕР en Russie) se caractérise par de nombreuses branches dans divers pays, causées par les exils et révolutions qu'elle a dû subir. Ainsi se divise-t-elle en une première branche allemande non anoblie, une branche allemande vraisemblablement anoblie mais dont le lien avec nous n'est pas prouvé, une première branche française noble mais non émigrée, puis, après la Révolution, le 19e siècle a vu apparaître des branches française, russe et italienne.

Image d'un riche patricien allemand du 16e siècle
Originaire de Souabe (dans la Forêt-Noire, sud-ouest de l'Allemagne actuelle), c'est l'une des plus notables familles patriciennes (1) de Strasbourg, à l'époque où elle était une ville libre du Saint-Empire Romain Germanique, dite "République de Strasbourg". En tant que famille catholique, elle fut bannie à l'époque de la Réforme protestante, à laquelle elle s'était fortement opposée, et s'établit de nouveau en Souabe où il semble qu'elle avait gardé des attaches, et ne rentra en Alsace qu'après que la France en ait fait la conquête (1662). Elle a fourni depuis cette époque plusieurs générations de conseillers au Conseil Souverain d'Alsace. Emigrée à nouveau lors de la Révolution française, plusieurs de ses membres s'installèrent définitivement à l'étranger (Russie, Italie), où ils firent souche, tandis que d'autres revinrent en France après un exil plus ou moins long. Aujourd'hui, la branche italienne est éteinte, la branche française est peu nombreuse mais la branche russe, la branche aînée, estr encore bien représentée.
La famille d'Horrer, anoblie dans le Saint-Empire Romain Germanique en 1627, est mentionnée dans les registres de noblesse de France, d'Italie et de Russie, ainsi que dans les registres des familles de noblesse pontificale. Elle fait partie de la RNP (Réunion de la Noblesse Pontificale) depuis 2004 (Voir la liste des familles subsistantes de la noblesse pontificale).
Titres : chevalier (Saint-Empire, Ferdinand II de Habsbourg, 1627), comte palatin (Pape Grégoire XVI, 1836, reconnu par Charles X en exil, 1836), comte italien (Victor-Emmanuel II, 1877 pour les branches française et italienne), comte russe (Tsar Alexandre III, 1892, pour la branche russe).
NB : pour plus de lisibilité, j'ai mis en gras le nom des familles nobles.
NOTE
Les familles patriciennes et la noblesse: cela désigne les membres du groupe des citoyens auquel leur richesse, leurs fonctions ou leurs alliances donnent une autorité particulière. Ils sont les maîtres des institutions communales. Les patriciens ne sont pas tous nobles et tous les nobles ne sont pas des patriciens. Ces familles, qui gouvernent généralement les institutions de la ville, se marient essentiellement entre elles.
En effet, de nombreuses familles patriciennes qualifiaient leurs membres de « nobles » et se qualifiaient eux-mêmes de « familles nobles ». Les patriciens étaient généralement membres des conseils municipaux et s'appropriaient les fonctions civiques les plus importantes. Dans le Saint-Empire ou en Suisse, certaines familles patriciennes ont officiellement accordé à leurs membres le droit d'utiliser la particule, tandis que d'autres patriciens ont choisi d'utiliser le prédicat noble « von » en relation avec leur nom d'origine ou un domaine rural,
Cependant, cette appartenance à une famille patricienne était en soi une preuve d'appartenance à la plus haute classe sociale du Saint-Empire, et les patriciens avaient toujours la possibilité de faire confirmer leur statut de noblesse par une lettre de noblesse du Saint-Empire, qui leur était accordé sur paiement d'une cotisation. En tout état de cause, lors de leurs voyages dans d'autres régions et pays d'Europe, les membres des familles patriciennes étaient considérés comme nobles.