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LE CONTEXTE HISTORIQUE AUTOUR DE 1830
Historiquement, la fin du XVIIIᵉ siècle et le XIXᵉ siècle est une période compliquée en France. Il y a eu trois rois de la dynastie des Bourbons, un autre de la dynastie (Bourbon)-Orléans, il y a eu deux empereurs Napoléons, trois révolutions, trois républiques, et deux autres n’ont pas été couronnés et n’ont pas gouverné : Louis XVII et Napoléon II.
La dynastie des Bourbons s’est terminée avec trois frères sur une période interrompue par la Révolution et l’Empire de Napoléon : Louis XVI, Louis XVIII, Charles X.
Le règne de Charles X s’est achevé en 1830 par une petite révolution — trois jours de manifestations contre des mesures impopulaires, connues sous le nom des « Trois Glorieuses ». Le roi abdique, son fils également, et ils s’exilent ,malgré l’existence de son petit-fils Henri,
duc de Bordeaux, âgé de dix ans, dernier des Bourbons et donc prétendant au trône.
C'est alors que leur cousin germain Louis-Philippe d’Orléans monte sur le trône. Cependant, une grande partie des royalistes ne le reconnaît pas, car son père avait voté pour la mort de son cousin Louis XVI pendant la Révolution. Pour eux, c’était une infamie. Ils voulaient donc mettre sur le trône le petit Henri, dernier Bourbon direct, donc le prétendant légitime. Ces royalistes étaient appelés « légitimistes » et s’opposaient aux royalistes partisans du nouveau roi, dits « orléanistes ». Ils soutenaient la révolte de la duchesse de Berry, mère du petit Henri, fomentait contre le roi Louis-Philippe… et Marie-Joseph d’Horrer était prêt à mettre 500 chevaux à sa disposition, depuis la Suisse où il résidait.
Marie-Joseph d’Horrer était donc l’un de ces légitimistes à un tel point que, lorsqu’il reçut le titre de comte, il ne chercha pas à le faire reconnaître par le roi régnant, mais par Charles X en exil.
Son fils aîné, Philippe, vivait en Russie et deviendra le fondateur de la branche russe. Mais les deux plus jeunes restaient en France. Marie-Joseph leur interdit de servir dans l’armée française pendant le règne de Louis-Philippe d’Orléans et les envoya comme militaires en Italie. Plus tard, l’un de ses petits-fils, Joseph, reviendra en France et sera le fondateur de la branche française. Un autre, Alexandre, restera en Italie et sera le fondateur de la branche italienne.
Je vous invite à poursuivre votre lecture pour découvrir l’histoire mouvementée de ces trois garçons et de leur descendance : retour à la page Marie-Joseph d'Horrer