Famille d'Horrer FrançaisEnglishПо-русски

Branche russe

Razoumnoïé, le domaine des Dorogoboujinoff (gouvernement de Koursk)

Razoumnoïé est un village sur la petite rivière Razoumenka, à 7 km de Belgorod, dans l'ancien district de Belgorod du gouvernement de Koursk. Le domaine des Dorogoboujinoff s'y trouvait : c'est là que vécurent Antonina Ippolitovna, seconde épouse de Philippe d'Horrer, et son fils Vladimir, et c'est là qu'ils furent enterrés.

Les Dorogoboujinoff

Le frère d'Antonina, Vladimir Ippolitovitch Dorogoboujinoff (1822-1888), fit une longue carrière : fonctionnaire au ministère de la Marine, il s'occupa des hôpitaux et des blessés pendant la guerre de Crimée, fut le premier consul de Russie à Jérusalem, où il acheta les premiers terrains des hospices russes près de la porte de Jaffa, puis gouverneur de Kostroma pendant près de douze ans. Retiré à Razoumnoïé, il éleva son neveu Vladimir d'Horrer et fit beaucoup pour le village : on lui attribue la nouvelle église, construite selon les habitants en 1884, une école et la crypte familiale des Dorogoboujinoff-d'Horrer1.

Antonina Ippolitovna, née en 1824, mourut le 6 juillet 1893 et fut sans doute enterrée dans l'enclos de la famille, près de l'église. Son fils, le comte Vladimir d'Horrer, hérita du domaine — quelque 14 km² — et y fut enterré en 1909, dans un tombeau à part de la crypte familiale. Sa vie est racontée dans le chapitre Philippe et Vladimir d'Horrer.

La disparition du domaine

La crypte fut sans doute pillée dans les années 1920, puis servit de silo. Pendant l'occupation allemande, l'église servit de grenier à grain ; très endommagée en 1943, l'année de la bataille de Koursk, elle fut ensuite dynamitée et ses pierres réutilisées pour construire. Il ne reste aujourd'hui rien de l'église, de la crypte ni de la maison.

La pierre tombale d'Antonina

En 2023, une famille de Razoumnoïé qui démolissait une vieille maison incendiée, bâtie en 1945, trouva dans ses fondations des morceaux d'une dalle de granit. Après une pluie, des lettres apparurent, dont le patronyme « Ипполитовна » (Ippolitovna), et une croix sur un autre fragment : c'était la pierre tombale de la comtesse Antonina Ippolitovna Dorrer. L'historien local Oleg Bavykine espère en réunir les fragments et les placer près de l'église actuelle de Razoumnoïé. La journaliste Anna Tcherkachina a raconté cette découverte et photographié la pierre dans le journal Belgorodskaïa Pravda : « Le mystère de la pierre tombale de la comtesse » (19 septembre 2023, en russe).

Notes

  1. 1Source : A. Tcherkachina, « Тайна графского надгробия. Что обнаружили при разборе старого дома в Разумном », Белгородская правда (belpressa.ru), 19 septembre 2023. L'article écrit le nom « Дорогобужинов » ; l'encyclopédie russe en ligne l'écrit « Доргобужинов » (Dorgoboujinoff).